Le SDA appelle à une régulation à l’installation comme pour les infirmiers et les kinésithérapeutes

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Le 6 septembre 2022, le SDA a plaidé en faveur d’une évolution de l’exercice d’audioprothésiste, notamment pour une régulation à l’installation, déjà mise en application avec succès chez les infirmiers et les masseurs-kinésithérapeutes.  

« Les audioprothésistes […] jouent un rôle majeur dans la prévention des troubles liés au vieillissement. Face à l’ampleur du défi pour la collectivité pour prévenir et accompagner l’entrée dans la dépendance, les audioprothésistes plaident ainsi pour que la profession s’inspire du modèle d’organisation des pharmaciens », a annoncé le syndicat dans son communiqué. En effet, les audioprothésistes et les pharmaciens d’officine, sont tous deux des professionnels de santé inscrits au registre du commerce et exercent dans des locaux commerciaux. Mais contrairement aux audioprothésistes, les pharmaciens respectent une répartition démo-géographique, des règles déontologiques et un strict encadrement de la communication et de la publicité.
Le SDA rappelle qu’il faut s’attendre à une forte augmentation du nombre de personnes en perte d’autonomie à l’horizon 2030, et « qu’en termes de santé publique, le succès de l’appareillage auditif ne repose pas sur l’appareil mais surtout sur son adaptation à la surdité du patient et au suivi, à l’adaptation des réglages, qui sont des conditions de l’observance ». Il appelle donc à envisager une évolution pour l’exercice des audioprothésistes et des plus de six mille centres auditifs, en citant notamment plusieurs recommandations dudit rapport :  

  • Leur recommandation n°16 prévoit en effet de « préciser par décret les compétences respectives des audioprothésistes et des assistants audioprothésistes » et la n°17 de « prendre un décret en Conseil d’État fixant les règles professionnelles des audioprothésistes ».
  • La mission propose également, « en s’inspirant (…) des règles applicables aux pharmaciens, [de] prendre un décret précisant les règles applicables à l’information et la publicité des audioprothésistes ».
  • Le constat de la mission d’une « inégalité de répartition territoriale (…) forte au plan départemental » plaide pour une régulation à l’installation, déjà mise en application avec succès chez les infirmiers et les masseurs-kinésithérapeutes.

Le SDA précise également que le maintien à domicile des personnes vieillissantes est plébiscité par les Français, et s’avère plus économique pour les comptes publics que la création de lits en Ehpad. Néanmoins, le développement du choix de vieillir à domicile doit s’accompagner d’une politique nationale de prévention de la perte d’autonomie.

Lucille Perreau