La Fnéa met en place une vaste enquête démographique

Maillage territorial

La Fnéa appelle à une mobilisation massive et immédiate lors de l’envoi de ce questionnaire afin d’obtenir l’échantillon le plus dense possible.

Par voie de presse, la Fédération nationale des Étudiants en Audioprothèse (Fnéa) fait savoir qu’elle a été chargée par le ministère des Solidarités et de la Santé de se saisir d’une enquête démographique afin d’actualiser le maillage territorial de la profession.

Dans le cadre de la mise en place du RAC zéro en audioprothèse (100 % Santé) et des bouleversements qui vont en résulter dans les modalités de prise en charge de la réhabilitation auditive, la Fnéa va établir sa deuxième vaste enquête démographique. Son but est notamment d’obtenir une meilleure visibilité du maillage territorial des audioprothésistes, ainsi que de leur mobilité par rapport à leur lieu de formation.

Le numerus clausus est réévalué chaque année en fonction de la prévalence du handicap auditif en France, en tenant compte de l’évolution démographique à long terme, concernant la population des personnes âgées, chez qui la prévalence du handicap auditif est plus élevée que pour le reste de la population, fait valoir la fédération étudiante. « Grâce à cette réévaluation annuelle, le nombre moyen d’aides auditives vendues par les audioprothésistes reste constant. Depuis la création de ce dernier, les écoles de Cahors et de Bordeaux ont été ouvertes. » Actuellement de 238 étudiants en France, le numerus clausus augmentera progressivement jusqu’en 2021 pour atteindre le nombre de 300, conformément à la volonté du projet de loi.

Pour la fédération, cette adaptation progressive du numerus clausus a permis de maintenir des délais de prise en charge des troubles auditifs extrêmement courts malgré l’augmentation de la population à soigner. « Aujourd’hui, seulement 41 % de la population malentendante est appareillée. Selon l’étude Xerfi, la réforme du RAC zéro permettrait une augmentation de 5 % de ce taux d’équipement, afin que 46 % de la population malentendante française soit appareillée. Ce numerus clausus doit donc être justifié par des données démographiques encore incertaines, souligne la fédération. « Les données indiquent un nombre d’étudiants diplômés chaque année par les écoles françaises. Il n’y a donc pas de prises en compte des nombreux étudiants diplômés des écoles étrangères venant en France pour effectuer une équivalence, relève la Fnéa. De plus, une inquiétude s’est fait ressentir dans le secteur avec l’apparition d’une promotion offrant la possibilité de suivre la formation de l’école d’audioprothèse de Madrid par visioconférence dans les locaux d’une école préparatoire privée. »

Surtout, la fédération souligne : « Les étudiants en audioprothèse souhaitent que les décisions d’ouverture et d’implantation des écoles soient gérées par le ministère des Solidarités et de la Santé, en collaboration avec les instances professionnelles. La Fnéa rappelle que la formation en audioprothèse est basée sur un décret de 2001 qui est aujourd’hui obsolète. Il est donc nécessaire qu’une refonte du programme d’enseignement soit faite. En ce sens, il est primordial d’éviter toute forme de lobbying et d’incohérence dans la formation de nos futurs étudiants. »

Dans son communiqué de presse, la Fnéa souligne qu’elle restera très vigilante sur la qualité de la formation des étudiants en audioprothèse et sur la mise en place de toutes les modalités d’accès à la formation jusqu’à l’obtention du diplôme. « Face à une demande accrue de pluridisciplinarité, la Fnéa demande une meilleure prise en compte de la formation et une reconnaissance envers le corps enseignant accrue. Cet objectif permettrait d’augmenter le nombre d’enseignants, actuellement limité. De plus, afin de répondre au mieux à l’augmentation du numerus clausus, la Fnéa souhaite une augmentation de l’effectif dans les écoles en place sur le territoire, couplée à un renfort des moyens consacrés à la formation. »

Pour la Fédération nationale des Étudiants en Audioprothèse, il est important de connaître le maillage territorial et les difficultés rencontrées par les étudiants (notamment à travers la recherche de stages), les professionnels et les patients avant de se concentrer sur l’ouverture de nouvelles écoles engageant des coûts financiers et humains plus importants.

Dans son communiqué la Fnéa appelle à une mobilisation massive et immédiate lors de l’envoi de ce questionnaire afin d’obtenir l’échantillon le plus dense possible.

GB avec la Fnéa