Hearo : un robot chirurgien de l'oreille désormais marqué CE

Chirugie de l'oreille


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Alors que les robots d'assistance à la chirurgie de l'oreille ont pour la première fois été utilisés en 2019, l'un d'eux vient d'obtenir le marquage CE, ce qui signe sa possible diffusion en Europe.


Hearo, le robot suisse destiné à la chirurgie de l'oreille, vient d'obtenir le marquage CE, ce qui va lui permettre d'être diffusé dans l'ensemble de l'Europe. Il est le fruit d'un partenariat entre le fabricant autrichien d'implant auditif Med-El et du fabricant suisse de technologie médicale CAScination.

L'autre robot, le Robotol, qui n'a pas encore la validation CE, est fabriqué en France et développé par l'équipe du Pr. Olivier Sterkers chez Collin. Il est utilisé en France, entre-autre, par l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

Deux robots au concept différent, pour le même résultat

Si le concept de base des deux robots est différent, ils ont le même objectif : réaliser des implantations cochléaires en étant le moins invasifs possibles.

Avec Hearo, le chirurgien préprogramme le chemin opératoire à partir d'images de la cochlée et du nerf auditif. Le robot crée ainsi « une trajectoire idéale pour insérer intégralement un porte-électrode atraumatique dans la cochlée » explique le Dr Ingeborg Hochmair, PDG de Med-El. En effet, l'électrode utilisée est un modèle Flex de Med-El dont la souplesse tend à préserver au mieux les éléments de cochlée existants. La première opération de Hearo a été réalisée à Anvers en juin 2019. Depuis, une vingtaine de patients ont été implantés par ce robot.

De son côté Robotol a pris le parti de guider la main du chirurgien en ralentissant et en stabilisant sa route. « Ce ralentissement permet de créer le moins de lésions possibles au moment où on va introduire l'implant » avait expliqué le Dr Yann Nguyen lors de la première opération réalisée en juillet 2019 à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris.

Des robots pour assurer l'avenir des patients

La préservation de la cochlée permet non seulement de garantir une meilleure récupération postopératoire, mais aussi de permettre de conserver les structures existantes pour d'éventuels progrès futurs en matière d'audition, en particulier la thérapie génique, qui pourrait avoir besoin des cellules encore en bon état.

Le robot Hearo en vidéo :


 

 

Corinne Couté