Enquête Que Choisir : la réplique des industriels

Différence Classe 1 et 2

Selon le Snitem, les audioprothèses de classe 2 présentent une sophistication supérieure, reconnue par de nombreux utilisateurs

Selon les tests du magazine Que Choisir, la qualité des aides auditives de classe 1 (remboursées intégralement à partir du 1er janvier prochain) serait proche de celle des appareils de classe 2 (prix libres). Les industriels contestent ces conclusions.

 


« Un jeu égal entre le 100% santé et le haut de gamme » : c’est la conclusion des tests publiés dans le numéro de mars du magazine Que Choisir, après avoir comparé les audioprothèses de classe 1 (destinée à la couverture intégrale), et de classe 2 (haute gamme, comprenant diverses options, hors panier 100% santé et avec reste à charge). Le test s’est déroulé dans divers contextes de bruit (cuisine, voiture, restaurant).

Une étude biaisée par l’absence de réglages ?
Le Snitem (Syndical national de l’industrie des technologies médicales) a épinglé le protocole de l'étude dans un communiqué. D'après le représentant des industriels, Que Choisir a testé les dispositifs de la classe 2 sans l'activation de certains paramétrages, répondant à des « algorithmes sophistiqués ». Or, c’est seulement une fois ces réglages effectués par l’audioprothésiste en fonction des besoins du patient, que ces dispositifs répondent « avec une plus grande efficacité aux situations sonores complexes rencontrées par les malentendants », affirme le Snitem.
Par ailleurs, l'étude a utilisé « un mannequin équipé d’une seule oreille ne permettant pas ainsi de mesurer les différences de performances entre les deux classes », complète le Syndicat.
L'association de consommateurs reconnait elle-même avoir utilisé en « mode automatique » les dispositifs, exposant sa limite méthodologique : « Il faut imposer à chaque [audioprothèse] un réglage standard » calqué sur « une perte auditive moyenne », « là où l’audioprothésiste individualise les réglages. »
Que Choisir pointe aussi l'importance d’une recharge possible de la batterie pour l'usager, qui n'en profitera qu'avec la classe 2.
De son côté, l’Unsaf a accueilli le travail de l’association de consommateurs avec enthousiasme, considérant qu’il confirme le rôle central des audioprothésistes dans le 100% santé. « L’évaluation publiée le 20 février montre que, quelles que soient les aides auditives proposées, celles-ci sont de bonne qualité », estime le syndicat dans un communiqué.

Sabrina Moreau