L’audition, un facteur clé pour lutter contre la démence

Journée mondiale Alzheimer

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C’est aujourd’hui, 21 septembre 2017, la Journée mondiale d’Alzheimer. Selon l’association Alzheimer’s Disease International (ADI), qui regroupe 85 associations de la maladie d’Alzheimer à travers le monde, 46,8 millions de personnes souffraient de démence (maladie d’Alzheimer ou autre) en 2015. Un chiffre qui ne fait que progresser en raison de notre population vieillissante. Quant à la baisse de natalité record que l’Ined vient de dévoiler, elle ne fait qu’accentuer cette situation. Ainsi, l’ADI estime que le nombre de démences devrait tripler d’ici 2050.

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L’audition, comme l’a révélé une récente étude publiée par la commission Dementia prevention, intervention, and care de la revue scientifique The Lancet, est précisément l’un des facteurs ayant une influence sur la démence et sur lequel il est possible d’agir. Ainsi, est-il écrit dans le rapport, « la commission a identifié neuf facteurs de risque potentiellement modifiable qui, s’ils étaient supprimés, pourraient éviter plus d’un tiers des cas de démences : faible niveau d’éducation lors de l’enfance, perte auditive, hypertension, obésité, tabagisme, dépression, inactivité physique, isolation sociale et diabète ». Mieux, la perte d’audition contribuerait aux cas de démence à hauteur de 9 %, selon ce même rapport.

C’est en se fondant sur cette étude, ainsi que sur l’ensemble des travaux établissant un lien entre cognition, voire démence, et audition (réalisés par Frank Lin et Hélène Amieva, notamment), que l’Unsaf rappelle le bien-fondé de ses propositions. Et notamment une baisse significative - voire une disparition - du reste à charge pour le patient souhaitant acquérir des aides auditives, comme le promettait le Président Emmanuel Macron au cours de sa campagne. Cette proposition de l’Unsaf de baisser le reste à charge en audioprothèse se révèle par ailleurs en accord avec deux des quatre axes prioritaires annoncés par la ministre de la Santé Agnès Buzyn, dans le cadre de la Stratégie nationale de santé, dévoilée le 19 septembre 2017 : prévention et inégalité sociales en santé. Et l’Unsaf de conclure : « cette mesure [du reste à charge zéro]doit être mise en œuvre sans tarder ».

BS