Numerus clausus : la fédération nationale des orthophonistes obtient une augmentation du quota des étudiants admis en première année

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Le jeudi 1 juillet, la fédération nationale des orthophonistes (FNO) a obtenu du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche une augmentation du quota des étudiants admis en première année des études d’orthophonie pour la rentrée 2021.

En effet, le 26 juin 2021, l’arrêté paru au Journal Officiel et fixant le nombre d’étudiants à admettre en première année d’études préparatoires au certificat de capacité d’orthophoniste (912 contre 960 en 2020) avait fait vivement réagir la FNO. Cette dernière avait rappelé que partout en France, des patients attendent parfois jusqu’à 2 ans avant d’avoir un premier rendez-vous. Le ministère s’est donc engagé auprès de la fédération à débloquer des fonds qui permettraient aux centres de formation universitaires en orthophonie d’accueillir plus d’étudiants pour cette rentrée, dans de bonnes conditions, en maintenant un enseignement de qualité. Le ministère doit maintenant se rapprocher des universités concernées et des centres de formation en orthophonie pour négocier avec eux le nombre de places qu’ils seraient prêts à ouvrir.

Dans son communiqué du 26 juin dernier, la fédération avait indiqué regretter « que seuls les centres de formation en orthophonie aient été interrogés sur le nombre d’étudiants à intégrer en première année, et que les représentants de la profession, au fait des réalités de terrain, n’aient pas pu exprimer les besoins réels, l’engorgement des cabinets d’orthophonie, la vacance des postes en salariat. » En effet, partout en dans l’Hexagone, les orthophonistes sont submergés de demandes. « Les patients, de tous âges et présentant des pathologies souvent invalidantes sur le plan du langage oral et écrit, de la communication comme de la déglutition, font des kilomètres pour trouver un orthophoniste, les professionnels de santé débordé n’arrivent plus à répondre aux demandes, les listes d’attente s’allongent et l’épuisement professionnel est en constante augmentation. » Cette dernière dénonce le fait qu’une partie de la population française ne puisse pas avoir accès aux soins orthophoniques dans des délais raisonnables selon leurs besoins.

Concernant le numerus clausus des étudiants en audioprothèse, le quota pour l’année universitaire 2021-2022, demeure très faible (à peine 293 places) contenu de la difficulté des enseignes et groupement à recruter. Si le ministère a augmenté le quota des étudiants en orthophonie, peut-être pourrait-il en faire de même avec celui des étudiants audioprothésistes ?
 

Lucile Perreau