Le SDA réclame l’exemplarité des audioprothésistes dans le cadre du 100 % santé

polémique


Extrait (en caméra caché) du reportage révélant le dénigrement de cartains audioprothésistes quant aux appareils de classe I. 

A la suite du reportage « La médecine à prix cassé en question » diffusé le 17 avril 2021 sur TF1, et révélant un dénigrement des appareils de classe I de la part de certains professionnels, le SDA condamne fermement ces agissements et exhorte tous les audioprothésistes à l’exemplarité pour la pleine réussite du 100 % santé. Il est important de rappeler qu’une importante enquête de la DGCCRF est en cours, et que les inspecteurs peuvent « différer la révélation de leur qualité d’enquêteur de la ccrf et commencer leurs investigations incognito ».

Présenté sous la forme d’une enquête : « Lunettes, appareils auditifs... De nouveaux acteurs promettent aux Français de s'équiper en un temps record, sans dépenser un centime. (…) Mais que valent les lunettes et les appareils auditifs à 0 € ? (…) », le reportage suivait notamment le déroulement de l’appareillage d’une personne malentendante avec des aides auditives du panier « 100 % santé » et sa satisfaction, une fois la démarche terminée. Cependant, une séquence en caméra cachée montrait trois enseignes de Boulogne-Billancourt (Hauts-de- Seine) qui ne jouaient pas le jeu et dénigraient les aides auditives de classe I totalement remboursées. Ces aides y sont décrites comme la « base de la base », « qui amplifient les sons au même niveau pour tous les sons » et « utilisées pour les patients CMU ».
Cette séquence a vivement fait réagir le SDA, qui a exposé son opinion quant à ces pratiques nuisibles à la bonne réussite de la réforme. « Non, les aides auditives totalement remboursées n’amplifient pas les sons « au même niveau pour tous les sons » puisqu’elles disposent de 12 canaux de réglage (ou dispositif de qualité équivalente) pour assurer une adéquation de la correction au trouble auditif. Non, les aides auditives du panier « 100 % santé » ne sont pas « la base de la base » puisque, lors de la mise en place de la réforme, les aides auditives les plus basiques n’ont pas eu le niveau technique pour intégrer la nouvelle nomenclature et ont été retirées du marché début 2019. De plus, les « patients CMU » doivent bénéficier de produits et prestations de la même qualité, être traités exactement de la même façon, que tout autre patient. Les discours montrés dans ces reportages sont très minoritaires puisque les aides auditives « 100 % santé » représentent actuellement environ 35 % des aides auditives adaptées. Ils sont néanmoins inacceptables. »
Le SDA rappelle que « les patients doivent néanmoins pouvoir librement choisir des aides auditives plus sophistiquées, qui sont nécessaires à beaucoup d’entre eux. Pour cela, les audioprothésistes doivent présenter de façon claire, loyale et appropriée les aides auditives de classe 1 et les options supplémentaires disponibles dans celles de classe 2 ».
 

Lucile Perreau