Ouvertures partielles : Sensation auditive assure des permanences dans le Val-d’Oise

CONFINEMENT


Affiche sur la vitrine des trois centres Sensation auditive du Val-d'Oise.

Les enseignes, comme les indépendants, s’organisent pour parer aux urgences. Dans le Val-d’Oise, les trois centres Sensation auditive de Christophe Chary assurent des permanences trois jours par semaine, sur rendez-vous.


 « J’ai entendu les recommandations de l’UNSAF et j’ai décidé de les suivre », explique Christophe Chary. Cet audioprothésiste indépendant, membre du réseau Sensation auditive, gère trois centres dans le Val-d’Oise, à Eaubonne, l’Isle-Adam et Taverny. « Toutefois, pour parer aux urgences, je me rends disponible trois jours par semaine ».

Sur la vitrine de ses trois centres, un écriteau indique depuis hier : « Nous restons joignables toute la semaine. Une permanence sera assurée les lundi, mercredi et vendredi afin d’assurer les urgences, et ce uniquement sur rendez-vous ». L’information est en ligne sur Google et Facebook. Christophe Chary a fait transférer les trois lignes téléphoniques vers son portable et est aussi joignable par mail.
« J’ai des enfants, mon ex-femme est libérale et a des permanences à assurer. Nous avons fait un planning et j’ai choisi de me rendre disponible ces trois jours-là ».

Comment va-t-il définir les urgences ?  « Je n’ai pas vraiment fixé de priorité pour l’instant. Vendredi dernier, je n’ai pas pu livrer les appareils d’un patient âgé qui entend très mal. Là, c’est un critère d’urgence : je vais le recevoir pour lui livrer ses appareils. Car s’il tombe malade et se trouve face à un pompier, incapable de communiquer, cela poserait un sérieux problème ». Mais ce sera sur rendez-vous. Un seul patient dans la boutique. « Je me désinfecte les mains tout le temps. Et j’ai du gel hydroalcoolique pour les patients. J’entends dire que certains audioprothésistes vont aller au domicile. Moi, je ne pense pas. J’ai des enfants. En haut de ma liste de priorités, il y a la santé ».

Chômage technique pour le personnel
Quant aux deux assistantes de Christophe Chary, elles sont au chômage technique. Sur le principe, « nous devons payer les salaires et nous serons remboursés a posteriori par l’État, si j’ai bien compris ».

Nathalie Da Cruz