Inquiétudes sur le niveau sonore au Japon pour la coupe du monde de rugby

pollution sonore


Crédit : Wavebreakmedia / iStock 

Une récente enquête met en lumière les préoccupations des municipalités japonaises concernant la Coupe du monde de rugby, en particulier la hausse du niveau sonore entraînée par les visiteurs.

À l’heure où cet article est publié, il ne reste que 24h avant l’ouverture de la 9e Coupe du Monde de Rugby qui se déroulera au Japon du 20 septembre au 2 novembre 2019. Plus de 400 000 supporters étrangers sont attendus afin de célébrer cet événement majeur du sport mondial. 

 

Récemment, Kyodo News a réalisé une enquête auprès des conseils municipaux japonais afin de se rendre compte de leurs préoccupations liées au boom touristique qu’entraînera cette coupe du monde. Outre certaines inquiétudes concernant les embouteillages et les intrusions sur les propriétés privées, plus d’un quart des conseils municipaux s’inquiètent de la hausse du niveau sonore dans les villes nippones durant la compétition. Les bruits entraînés par les touristes venant s’ajouter aux nuisances sonores, déjà omniprésentes dans les villes japonaises, son redoutés par les municipalités locales. 

 

Lors de son dernier rapport en 2018 concernant les effets néfastes sur l’audition, l’Organisation Mondiale de la Santé désignait le Japon comme pays le plus bruyant du monde. Le bruit dans les villes japonaises s’explique par une culture d’alertes et d’annonces très prononcée. Les commerces saturent l’atmosphère de stratégies de visibilité dont la diffusion d’une forte musique de fond débordant sur les rues. Les gares ferroviaires japonaises peuvent également être un calvaire pour les oreilles, à l’image des gares de Ueno et Tameike-Sanno dont les la nuisance sonore atteint les 100 décibels (dB). La limite sonore préconisée par l’OMS s’élève à 53 dB.

 

À un an des Jeux olympiques se déroulant également sur le sol japonais à l’été 2020, la coupe du monde de rugby servira de point de référence, tant pour l’organisation de tels événements sportifs que pour la gestion de l'environnement sonore au sein des villes.

Antoine ERICHER