Création de la 8ème école d'audioprothèse

vie étudiante

La huitième école de formation d'audioprothésiste devrait ouvrir ses portes à Evreux pour la rentrée 2019. Cependant, les instances représentatives de la profession émettent des doutes.

Création de la 8ème école d’audioprothèse

Initialement annoncée pour 2017, la huitième école de formation d'audioprothésiste devrait voir le jour à la rentrée 2019 à Evreux. Après deux ans d'attentes, nécessaires pour obtenir l'autorisation de délivrer le diplôme d'Etat, une trentaine d'étudiants devrait être admis dès l'année prochaine au sein de l'Hôpital privé de la Musse. La directrice de l'établissement, Catherine Palladitcheff explique que ce délai n'est pas un problème : " Cela nous a permis de nous organiser pour être fin prêt pour la rentrée 2019". 

 

Ce projet s'inscrit dans la volonté d'accroître le nombre de professionnels formés et d'élargir le choix des lieux de formation. A terme, 150 étudiants sont prévus pour cette formation. La formation se tiendra dans les mêmes locaux que celle d'ergothérapie et de kinésithérapie. 

 

A cinq mois de la prochaine rentrée scolaire et alors que la fin des inscriptions est prévue le 12 mai, certaines interrogations subsistent. Alors que le dossier d'accréditation de l'établissement laisse apparaître le nom du directeur de l'enseignement (Frédéric Rouan), ceux des enseignants n'est en revanche toujours pas connu. Selon Jean-Paul Marie, chef du service ORL au CHU de Rouen et futur directeur scientifique de la nouvelle école d'audioprothésiste,  "Il y a malheureusement beaucoup de résistance locorégionale à la création de cette école et à la dispensation d'un enseignement ". François Le Her, président du Collège National d'Audioprothèse ajoute que " contrairement aux sept écoles de formation des audioprothésistes, il semblerait qu'il n'y ait personne du CNA dans l'équipe enseignante".

 

Alors que le volume horaire des stages représente 60% de la formation au diplôme d'audioprothésiste, l'UNSAF et le CNA s'interrogent sur les capacités d'organisations du nouvel établissement, dans un contexte où chaque école fait face à des difficultés pour trouver des lieux de stages à leurs étudiants. A cela, Jean-Paul Marie à demandé la possibilité de fractionner les stages hospitaliers, bien que cela puisse décaler la rentrée en deuxième année. " Nous pourrions accueillir plus d'étudiants sans voir à augmenter le nombre services d'accueil."

Antoine ERICHER