Le SNORL prend position dans le débat sur les dépassements d'honoraires

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Au moment où le nouveau gouvernement rouvre le dossier des dépassements d'honoraires, le Syndicat national des médecins spécialisés en ORL et chirurgie cervico-faciale (SNORL) se positionne et affirme sa priorité : la revalorisation de la consultation en secteur conventionné.

Alors que Xavier Bertrand avait fait voter le dispositif dit de l'"option de coopération renforcée" qui, sur la base du volontariat, associait les mutuelles à la prise en charge des dépassements contre leur encadrement, Marisol Touraine, qui a pris sa succession avenue de Ségur, a précisé ses vues dans un entretien diffusé sur France 3 le dimanche 24 juin. Pour la ministre des Affaires sociales et de la Santé, "il y a des dépassements limités, et il y a des dépassements inconsidérés, de véritables abus. Nous devons engager une négociation pour maîtriser, encadrer, plafonner ces dépassements d'honoraires qui empêchent un certain nombre de Français d'aller se faire soigner dans de bonnes conditions." Elle a prévu d'ouvrir dans les prochains jours des discussions entre la Sécurité sociale, les syndicats de médecins et les organismes complémentaires et averti que si aucun consensus ne se dégage de ces négociations, elle prendrait des "dispositions dans la loi de Sécurité sociale de la fin de l'année qui permettront de plafonner les dépassements d'honoraires".

Face à cette offensive gouvernementale, le Syndicat national des médecins spécialisés en ORL et chirurgie cervico-faciale (SNORL) a rendu public un communiqué en date du 26 juin. Se disant "prêt à collaborer à cette réflexion", le syndicat précise toutefois que selon lui, les dépassements d'honoraires du secteur 2 sont dus en grande partie au blocage du tarif de la consultation en secteur opposable, aujourd'hui fixé à 25 €. Le SNORL "demande une revalorisation rapide des honoraires opposables", estimant que "seul un secteur 1 viable constitue une réponse à la prépondérance de l'exercice en secteur 2". Il se place ainsi dans la droite ligne de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), présidée par le Dr Michel Chassang. Son Conseil fédéral déclarait le 16 juin que "dans un souci d’équité entre les médecins, la CSMF rappelle son exigence de voir le secteur 1 revalorisé en préalable à toute intervention sur le secteur 2." La bataille pour le tarif de consultations ne fait que commencer.

 

Crédit photo : Laurent Guedon – Flickr.com

G.F