L’aide auditive, l’une des innovations les plus importantes depuis 50 ans pour les Européens !

Enquête Ipsos pour l'Inserm

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©INSERM

À l’occasion de son cinquantième anniversaire, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a souhaité faire un bilan des perceptions des Européens à l’égard de la recherche biomédicale. Et parmi les innovations médicales qui ont marqué les esprits des Européens ces 50 dernières années, arrivent en tête la greffe d'organes (70 % la citent parmi les cinq plus importantes), l'imagerie médicale (65 %) et les thérapies géniques (51 %), mais également les aides auditives ! Ces dernières se classent ni plus ni moins à la dixième place (20 %), devant la fécondation in vitro, les antidépresseurs ou encore le clonage !

Parmi les autres innovations les plus mentionnées : la récente mise au point et l'implantation du cœur artificiel (47 %), les possibilités offertes par le décryptage du génome (35 %), la trithérapie (34 %) et la reprogrammation des cellules souches (32 %).

Et au regard des résultats de cette enquête, la santé reste le domaine d'actualité de la recherche qui intéresse le plus les Européens. Près d’un Européen sur deux (45 %) cite en effet la santé comme le domaine d’actualité de la recherche qui l’intéresse le plus, loin devant l’informatique et les nouvelles technologies (21 %), l’environnement (14 %), les sciences humaines (9 %), les énergies (6 %) ou le spatial (5 %). Cette enquête confirme également une véritable confiance de la population européenne à l’égard de la recherche biomédicale et de ses acteurs. Un domaine qui est également vecteur d’espoir ! Pour les Européens, la recherche évoque en effet avant tout le mot « espoir » (67 % d’entre eux le citent spontanément, devant « la curiosité » et « la fascination »). Aussi, 82 % des Européens considèrent que la recherche biomédicale permettra à leurs enfants de vivre mieux qu’aujourd’hui (dont 22 % « beaucoup mieux »).

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Les 10 innovations biomédicales qui ont le plus marqué les Européens (Source : Ipsos / Inserm).

Et s’ils avouent manquer de connaissances et d’information sur la recherche biomédicale et plus généralement en sciences, les Européens se réfèrent toujours aux États-Unis comme modèle pour la recherche. 84 % d’entre eux citent les États-Unis parmi les trois pays les plus avancés dans le domaine de la recherche biomédicale. Et pour que l’Europe tienne son rang dans ce classement, les Européens semblent considérer qu’une évolution du mode de financement de la recherche est indispensable : 88 % jugent qu’il est nécessaire que le secteur privé participe davantage au financement de la recherche scientifique. 94 % des Européens sondés restent malgré tout très attachés à ce qu’une part importante de la recherche biomédicale soit financée par l’État.

Pour réaliser ce panorama européen, l’institut Ipsos a interrogé du 10 au 23 janvier 2014, par internet, plus de 4 000 Européens (dont 1 001 Français, 1 004 Allemands, 1 001 Italiens et 1 005 Britanniques), la représentativité de chaque échantillon national étant assurée par l’utilisation de la méthode des quotas.

L’Inserm est aujourd'hui le premier organisme de recherche biomédicale en Europe et joue un rôle de première importance dans la construction de l’espace européen de la recherche.

GB avec Ipsos et Inserm