Dissociation appareil et suivi : La FNEA se montre vigilante

FNEA


La Fnéa a éé reçue au ministère des Solidariés et de la Santé le 12 janvier 2018.

Peu de temps avant l’Unsaf et la ministre Agnès Buzyn, ce sont les étudiants en audioprothèse qui s’exprimaient sur l’avenir de leur profession.

Le Fédération Nationale des Étudiants en Audioprothèse (Fnéa) a publié le 16 janvier un communiqué de presse pour confier ses réserves vis-à-vis du découplage de l’adaptation et du suivi des aides auditives. Une possibilité évoquée lors de la venue de l’association étudiante au ministère des Solidarités et de la Santé, le 12 janvier 2018. Les rédacteurs du texte sont catégoriques : « L’indissociabilité appareil/prestation n’engendre (…) aucun frais supplémentaire pour le patient ». Le texte a entre autres rappelé les liens désormais bien connus entre déficit auditif et déclin cognitif, ainsi que la dernière enquête EuroTrak « qui classe la France à la première place européenne en termes de satisfaction, et cela grâce à la qualité du suivi indissociable de l’aide auditive», et a rejeté l’idée même qu’un cas clinique pourrait être « simple », hypothèse qu’elle définit comme « rare » voire, « inexistante ».

Les signataires ont ainsi formulé leur intention d’être « très vigilants à propos du découplage de l’adaptation et du suivi des aides auditives », éventualité qu’ils associent à des « risques d’augmentation des échecs d’appareillages ». Qui plus est, cette solution serait purement lucrative à leurs yeux et « donnera un avantage aux acteurs à logique économique forte et aux principes déontologiques faibles ».

Kessy Huebi-Martel