Réingénierie de la profession : la FNEA veut y participer

FORMATION


La FNEA réaffirme sa volonté de vouloir participer à la réingénierie de la profession prévue pour la rentrée 2019.

La FNEA réaffirme sa volonté de vouloir participer à la réingénierie de la profession prévue pour la rentrée 2019, et annoncée par le Gouvernement au mois de septembre 2017.

La fédération nationale des étudiants en audioprothèse entend bien compter dans trois domaines précis : la sélection à l’entrée, l’ouverture des écoles et l’universitarisation.

Favoriser la « mixité sociale »
L’association présidée par Thibaut Derre s’appuie sur un questionnaire soumis à des étudiants dont la participation a dépassé l’effet escompté (82 % de réponses en six jours). Pour la FNEA « le concours (…) ne semble pas être la meilleure solution en faveur de la mixité sociale », même si une forte majorité des sondés (87 %) maintient son intérêt pour l’entretien oral, qu’ils jugent « indispensable » et qui doit être selon eux « encadré par un jury de professionnels ».
L’aspect financier a également été abordé. Selon la FNEA, plus des deux tiers des étudiants ont eu à débourser un montant supérieur à 2500 euros en école préparatoire. De même, la mobilisation géographique représente un coût supplémentaire, selon un communiqué paru le 5 décembre.

Des stages plus accessibles
Autre point sur lequel insiste l’association étudiante : le besoin pour les écoles d’être administrées par des instances professionnelles nationales et le ministère des Solidarités et de la Santé.
Dans leur écrasante majorité (93,6 %), les étudiants désapprouvent le fait que les décisions d’ouverture et d’implantation de leurs écoles reviennent aux Agences Régionales de la Santé (ARS). Les étudiants militent également pour une « meilleure répartition géographique des écoles sur le territoire français ». L’association estime en effet que la concentration du nombre d’écoles diminue les opportunités de stages pour les étudiants, stages qu’ils estiment essentiels et révélateurs de la qualité de leur cursus.
La maîtrise du numerus clausus, l’amélioration de l’enseignement théorique, et l’ajout de nouvelles compétences ont également été défendus par un grand nombre de sondés. À noter que la FNEA abonde dans le sens de la ministre des Solidarités et de la Santé, sur le besoin d’universitarisation de la profession, mais maintient une nouvelle fois son désir de ne pas être tenu à l’écart des concertations.
 

Kessy Huebi-Martel