Fête de la musique : la moitié des Français ne protègent pas leur audition

enquête


43.8% des français admettent ne jamais se protéger les oreilles lors d’événements musicaux.

Le 21 juin 2022, à l’occasion de la Fête de la Musique, Audika a dévoilé les résultats d’un sondage Appinio mené auprès de 1 000 Français, sur leur rapport à l’audition et leur manière d’appréhender des situations d’écoute de musique forte et prolongée. 

60% des répondants disent avoir déjà ressenti des bourdonnements ou des sifflements après avoir passé une soirée en boîte de nuit ou participé à un concert, et 43.8% admettent ne jamais se protéger les oreilles lors d’événements musicaux. Pourtant ces situations exposent l’audition à un volume sonore d’environ 110 décibels, soit un niveau bien supérieur au maximum recommandé (80 décibels), pour préserver une bonne santé auditive. En revanche, 27.8% des mêmes répondants expliquent y prêter plus attention lorsqu’ils écoutent de la musique dans les transports ou chez eux, en réglant le volume à environ la moitié du volume maximum recommandé. Cependant il est à noter que cette tendance n’est pas présente chez les jeunes de 18 à 24 ans qui sont 50% à déclarer écouter de la musique à plus de la moitié du volume sonore recommandé.
 
Au total, près d’un tiers des répondants (31.5%) se sent plutôt concerné par le sujet de la perte de l’audition, dont 42% des 25 à 34 ans. Plus de la moitié des répondants (51.8%) n’a jamais fait de bilan auditif, dont 45.3% âgés de 55 à 65 ans, soit la classe d’âge la plus touchée par la baisse de l’audition. Autre point important, seuls 19.5 % des répondants associent l’écoute forte et prolongée de musique à une perte de l’audition et 5.9% à une baisse de l’audition.
Cela démontre que la majorité des Français représentée par ce panel n’est pas consciente des risques liés à une écoute trop forte et prolongée, alors que 47.4% reconnaissent avoir déjà souffert de maux de tête et 20.3% de perte auditive, après avoir écouté de la musique trop forte. L’enquête précise toutefois que les Français semblent avoir une première prise de conscience, en admettant ressentir certains maux dus à une mauvaise protection de leur audition, sans pour autant prendre la décision d’agir.
 

Lucile Perreau