Tiers-payant et devis normalisés du 100% santé : les opticiens remontent leurs difficultés à la DSS

100% santé


Le comité de pilotage du 100% santé, côté opticiens, a remonté, ce mardi 4 février 2020, des difficultés à garantir le tier payant aux patients, ainsi qu’à utiliser le nouveau devis normalisé. Toutes ressemblances avec les audioprothésistes ne seraient pas fortuites.

Les parties prenantes à la mise en œuvre de la réforme du 100% Santé dans le secteur de l’optique étaient réunis ce mardi 4 février 2020 pour faire le point sur la réforme, mise en place depuis le 1er janvier 2020 pour l’optique. 
Les syndicats professionnels des opticiens, les représentants des ophtalmologues, les fédérations représentatives des organismes complémentaires d’assurance maladie, la Caisse nationale d’assurance maladie ainsi que les administrations impliquées (la DGCCRF, la DG Trésor, la DREES) et France Assos Santé ont été réunis par Mathilde Lignot-Leloup, la directrice de la sécurité sociale. 
Les représentants des opticiens ont expliqué avoir rencontré des difficultés de facturation au mois de janvier, à cause des nouvelles dispositions du 100% santé. Formalisme du nouveau devis normalisé et tiers payant étaient pointés du doigt. 
La direction de la sécurité sociale a assuré qu’elle allait mettre en place des outils de diffusion des réponses aux questions juridiques et techniques soulevées par les professionnels, les organismes complémentaires et les assurés afin de faciliter la bonne appropriation de la réforme par tous et sa montée en charge.
Il a également été rappelé l’importance de faciliter le déploiement du tiers-payant sur l’offre 100% Santé. La garantie, pour l’assuré, de ne pas avoir à avancer les frais d’acquisition de ses lunettes 100% Santé est en effet déterminante pour lutter contre le renoncement aux équipements d’optique pour raison financière. La réalisation de ce chantier fera l’objet d’un suivi très régulier.

Depuis le 1er janvier 2020, les audioprothésistes doivent également avoir recours au devis normalisé, que certains considèrent comme très chargé et difficile à comprendre. La DGCCRF a d’ailleurs mis en place une notice explicative le jour même à destination des audioprothésistes.

Corinne Couté