Réforme du RAC 0 : encore quelques questions en suspens

RAC 0

© Ministères Sociaux/DICOM/Jacky d. FRENOY

Si la réforme du reste à charge zéro a bien été signée le 13 juin, en coulisses, les acteurs s’affairent toujours. Ainsi, l’Unsaf, le Synam, le Synea et le pôle audiologie du Snitem ont rencontré la ministre de la santé Agnès Buzyn, ainsi que la directrice de la Sécurité sociale Mathilde Lignot-Leloup, le 4 juillet 2018.

Lors de cette rencontre, demandée par l’Unsaf, les discussions ont porté sur la mise en œuvre de l’accord et sur les questions restées en suspens. Il s’agit notamment des modalités pratiques concernant l'évolution de l'actuelle offre sans reste à charge destinée aux bénéficiaires de la CMU-C et les modalités de la future offre pour les bénéficiaires de l'ACS, mais aussi les niveaux de remboursements des complémentaires en 2019 et 2020. Des points qui seront « approfondis et traités rapidement », assure l’Unsaf dans un communiqué.

Autre question importante : celle du devis. Pour l’Unsaf, et malgré une récente modification, ce devis doit subir une refonte, « pour plus de clarté et de transparence ».

D’autres propositions ont été émises par le syndicat lors de cette réunion : « Pour mettre un terme aux publicités trompeuses et abusives, l’Unsaf a invité la ministre à encadrer les pratiques publicitaires en audioprothèse et à mettre en place des règles de bonnes pratiques construites avec la profession. Enfin, l’Unsaf a proposé que soit lancée une étude sur l'évaluation de l'impact de la prise en charge des troubles auditifs liés au vieillissement sur la prévention du déclin cognitif, dans le cadre du volet recherche du futur Plan national de santé publique (PNSP). »

Enfin, l’Unsaf a déclaré vouloir « poursuivre et intensifier les échanges et le dialogue avec la ministre et ses services afin d'assurer les meilleures conditions possibles de mise en œuvre et de suivi de l’accord, dans l'intérêt des patients déficients auditifs et de la profession.

La rédaction