Le Monde publie une étude sur les dégâts des sons compressés

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Il est rare de voir des publications scientifiques sur l'audition dans la presse grand public.

Une étude sur les dégâts des sons compressés a été publiée le 19 novembre 2022 dans les pages du journal le Monde. L’article, qui alerte le grand public a
sur les dommages des oreilles des jeunes, rappelle également les projections alarmante de l’OMS, annoncées lors de la Journée Mondiale de l’Audition en mars dernier.

L'article se base sur une méta-anlyse publiée dans le BMJ Global Health du 15 novembre, qui compile trente-trois études, regroupe plus de 19 000 participants de 12 à 34 ans et analyse leur mode d’écoute de la musique avec écouteurs et dans des salles de concert, boîtes de nuit, bars, etc. Les résultats indiquent que les adolescents et les jeunes adultes qui utilisent des écouteurs ou un casque audio choisissent souvent un volume autour de 105 dB et que les niveaux sonores moyens dans les lieux de divertissement se situent entre 104 et 112 dB, bien au-dessus des 80 dB préconisés.
L’auteure de l’article, cite ensuite les propos de Bente Mikkelsen, directrice du département maladies non transmissibles à l’Organisation mondiale pour la santé (OMS). « Des millions d’adolescents et de jeunes risquent de souffrir de déficience auditive en raison de l’utilisation dangereuse d’appareils audio personnels et de l’exposition à des niveaux sonores préjudiciables dans des lieux tels que les boîtes de nuit, les bars, les concerts et les événements sportifs. » La journaliste précise également l’instauration de la nouvelle norme (de 100 dB), et rappelle qu’environ 1,5 milliard de personnes dans le monde sont concernées par une déficience auditive, et qu’elles seront 2,5 milliards en 2050 sans intervention des gouvernements, de l’industrie et de la société civile.
L’étude de l’Inserm sur la santé auditive des Français, publiée en juin dernier est également mise en avant. 
 

Lucile Perreau