Neuro s’implante sur le marché français

Implant

© Oticon Medical

Le nouveau système d’implant cochléaire d’Oticon Medical, baptisé Neuro, arrive (enfin !) sur le marché français. Il bénéficie des savoir-faire de Neurelec, pour la partie implantable, et d’Oticon, pour le traitement du signal.

C’est un événement dans le monde de l’audiologie : l’arrivée sur le marché français du système d’implant cochléaire Neuro, le premier fabriqué par Oticon Medical depuis le rachat de Neurelec en 2013. Neuro est déjà commercialisé depuis deux ans dans le reste du monde (16 pays, dans lesquels 300 patients en bénéficient déjà), mais ce n’est que le 25 janvier 2017 qu’il a été inscrit sur la liste des produits remboursables de l’Assurance maladie, autorisant de fait, son entrée sur le marché français. Le système Neuro est composé de deux parties : un implant cochléaire, Neuro Zti, et un processeur de son, Neuro One.

L’implant cochléaire Neuro Zti (nom issu de la contraction de zircone et titane, les matériaux dont l’implant est composé) se décline sous deux modèles de porte-électrodes, comportant chacun 20 électrodes : le modèle CLASSIC, doté d’une structure droite à mémoire de forme, mesure 25 mm. À sa base, deux anneaux de poussée permettent une meilleure préhension ainsi qu’une fermeture hermétique de la cochlée. Le modèle EVO est un peu plus court (24 mm), mais il est surtout plus fin (0,5 mm à la base contre 1,07 mm pour le CLASSIC) et sa surface est plus lisse, ce qui permet une insertion atraumatique. L’implant est maintenu en place grâce à un système de fixation à deux vis et convient aux différentes techniques d’implantation : par la fenêtre ronde ou par cochléostomie. « Les premiers retours que nous avons reçus en provenance des chirurgiens sont très bons, aussi bien concernant le design, que le système de fixation à vis ou encore les instruments chirurgicaux fournis avec l’implant », se réjouit Isabelle Mulet, responsable marketing chez Oticon Medical. Enfin, une fois l’aimant retiré, Neuro Zti est compatible en IRM à 3 Tesla.

Le processeur de son Neuro One (le premier d’une longue série ?) bénéficie du savoir-faire en termes du traitement du signal d’Oticon : il est ainsi équipé de la puce Inium et d’un ensemble de fonctionnalité comme le « Coordinated adaptive processing », qui permet une meilleure compréhension de la parole, « Free focus », qui choisit la meilleure option de directivité, ou encore un réducteur du bruit du vent. Le contour intégrant le processeur de son est disponible en sept couleurs. Il est compatible avec les systèmes Bluetooth, comme le système Hearlt Media de Phonic Ear, ce qui permet de se connecter aux téléphones portables, à la télévision ou à des systèmes audio. Par ailleurs, Neuro One est équipé d’une boucle d’induction (telecoil). « Neuro et les aides auditives Oticon fonctionnent maintenant sur des plates-formes équivalentes », précise Isabelle Mulet, laissant entendre de possibles passerelles dans le futur.

© Benjamin Braga, Isabelle Mulet et David Véran, d'Oticon Medical, devant un panneau "Neuro" lors des Assises ORL à Nice. © BS

« Nous sommes très contents de l’arrivée sur le marché français de Neuro, a-t-elle encore réagi. Le délai avant l’inscription sur la Liste des produits remboursables a été très long et nous n’avions aucune prédictibilité quant à la date d’inscription. Ce fut une très bonne surprise d’apprendre la publication du décret le premier jour des Assises d’ORL de Nice, d’autant que nous avions décidé de communiquer sur Neuro, en espérant que son ajout sur la LPPR soit imminent. »

BS