Pollution sonore : la JNA dévoile ses bonnes pratiques

santé auditive



Dans le cadre de la 25e édition des journées nationales de l’audition, organisée par l’association JNA, l’association attire notamment l’attention du public sur la pollution sonore quotidienne. Les recherches conduites ces dernières années mettent en évidence les synergies entre l’oreille et le cerveau. Le moindre « grain de sable » dans ces mécanismes a des répercussions sur la santé globale et la qualité des relations sociales, et pas uniquement dans le cas de surdités avérées.

Dans le baromètre santé JNA de mars 2020, un Français sur deux indique un lien direct entre le bruit et les pertes de concentration ou encore avec l’état de fatigue, d’irritabilité. Un tiers évoque également des symptômes et des troubles de l’audition et 40 % des troubles du sommeil. Il devient donc incontournable de questionner la place du bruit dans les modes de vie car au-delà même de la santé de l’individu, elle impacte aussi bien d’autres aspects de sa vie tels que l’apprentissage et la productivité. Prendre conscience de son environnement sonore et éviter les sons forts est aussi important que bien manger, bien dormir ou pratiquer une activité physique.

Un principe fondamental, reposer ses oreilles. En théorie, le repos auditif doit être égal au minimum au temps exposition au bruit. Il faut donc que lors de son principal temps de repos la nuit, l’environnement soit aussi calme que possible avec pour objectif un niveau sonore < à 35 dB. Ainsi l’utilisation des écouteurs lors de l’endormissement qui fait de plus en plus partie des habitudes des Français (et pas uniquement chez les adolescents ) est à proscrire. Les modes de vie actuels ont tendance à rendre les expositions sonores omniprésentes. L’utilisation des écouteurs durant de longues heures est très nocive pour l’oreille. La bonne pratique de santé est d’intégrer des pauses auditives en cours de journée, sans autre sollicitation active des écouteurs et casques. Respecter les besoins écologiques de l’oreille contribue à éviter la survenue de symptômes tels que les acouphènes, les surdités temporaires et la presbyacousie précoce (perte des capacités auditives liées à l’avancée en âge et corrélées au facteur génétique).
 

Lucile Perreau