Le SYNAM révèle son premier bilan du 100% santé en audio

100% santé



En cette fin d’année, le SYNAM dresse son bilan de la réforme du 100% santé afin de mettre en lumière les sujets de travail de 2022.

Les points forts de la réforme audio selon le syndicat sont :
• Elle a permis de faire passer le taux d’équipement national des français de 41 à 49 % (alors que la cible annoncée en début de était de 45 %).
• Elle a permis d’améliorer considérablement la qualité des aides auditives adaptées.
• Elle a précisé les indications d’appareillage pour les médecins prescripteurs.
• Elle a également précisé et clarifié le rôle de l’audioprothésiste pour garantir un appareillage de qualité.

L’accès au prescripteur est une condition de pérennisation de cette réforme. Le sujet de la formation des médecins généraliste doit donc être de nouveau appréhendé car il reste un des points de la réforme non appliqué :
• Le numerus clausus des audioprothésistes doit augmenter pour permettre d’absorber la croissance de l’activité la filière.
• La formation doit être retravaillée pour actualiser les contenus sur la base d’un référentiel d’activité et de compétence. Le SYNAM souhaite aller vers un système LMD.
• Une nouvelle répartition des rôles devrait être envisagée entre l’ORL et l’audioprothésiste et entre l’audioprothésiste, son assistant et le technicien.
• Les parcours et les modes de prise en charge des patients doivent être envisagés à la lumière des nouvelles technologies disponibles (mixité entre du physique et de la télé audiologie).

Par ailleurs, cette augmentation d’activité ne doit pas laisser la place à des communications commerciales trompeuses portées par quelques acteurs qui entachent l’image de toute une profession. Le SYNAM appelle chacun à conserver des pratiques de communication informatives respectueuses d’un public fragile. Sur chacun de ces points restant à clarifier, le syndicat appelle à l’ouverture rapide de concertations avec les instances dédiées. Ce travail à venir permettra de préciser, faire évoluer et pérenniser cette réforme.

Lucile Perreau