Le SDA invite les audioprothésistes à télé-transmettre systématiquement les prestations de suivi

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« L’audioprothésiste n’est pas un simple fournisseur de dispositif médical, encore moins un vendeur d’appareils. Il est un prestataire de service, un accompagnant, un véritable professionnel de santé», a martelé le SDA. 

A la suite des récentes inquiétudes du Ministère et l’Assurance maladie concernant le faible nombre de télé-transmissions des prestations de suivi, le SDA exhorte les audioprothésistes à télé-transmettre les prestations de suivi de tous leurs rendez-vous.

« Le risque est de laisser croire que nous ne suivons pas les patients dans le temps et que la prestation est rémunérée sans fondement. Avec le risque d’une remise en cause future de l’indissociabilité de l’appareil et des prestations… », indique le Syndicat des audioprothésistes dans son communiqué. « Ainsi même si cela représente un petit travail supplémentaire, il est donc absolument indispensable de télé-transmettre les prestations de suivi de tous nos rendez-vous afin de valoriser notre travail et de pérenniser la rémunération forfaitaire indissociable. » Pour l’heure, il n’y a pas de sanction prévue mais la possibilité, pour les pouvoirs publics, de vérifier que les prestations de suivi sont bien réalisées par tous les professionnels, a été la condition de la non-dissociation tarifaire de la prestation et de l’appareil.
« Sur le plan technique, l’information relative à la réalisation de la prestation de suivi peut être faite aussi bien en Iris B2 qu’en SESAM-Vitale (y compris dégradé). Dès lors que le professionnel est équipé de l’un ou l’autre moyen de télétransmission, il est supposé procéder à l’envoi de l’information. Cela fait partie des règles d’exercice des audioprothésistes en matière de facturation qui ont été validées dans l'arrêté de 2018 », rappelle le SDA. Concernant les flux B2D, l’envoi des pièces justificatives et de la feuille de soins elle-même en papier est effectivement obligatoire.

Lucile Perreau