Nouveau report du droit de primo-prescrire des généralistes

médecins généralistes


Cette instruction interministérielle, signée le 22 juillet, repousse l’obligation de suivre une formation en otologie médicale pour les généralistes.

Dans le cadre du 100% Santé et initialement prévu pour le 1er janvier 2020 puis décalé au 1er septembre 2020, le droit de primo-prescription des médecins généralistes sans formation en otologie médicale s’étend désormais jusqu’au 31 mars 2021.

Ainsi, les médecins généralistes peuvent continuer à prescrire les aides auditives lors de la prescription initiale, sans avoir à suivre la formation spécifique prévue dans la réforme du 100% santé. Ce nouveau report s’explique par « la suspension de la mise en place du parcours de développement 'Otologie médicale' pendant la période d’urgence sanitaire », comme l’indiquent les ministères de l’Économie et de la Santé.
 
De son côté, le SDA (Syndicat des Audioprothésistes) précise que dès le mois de juillet, il avait reçu le message de la part du ministère de la Santé : « concernant la prorogation de la possibilité pour les généralistes de primo prescrire, nous partageons votre préoccupation et allons bien publier une nouvelle instruction pour décaler l’entrée en vigueur de la nécessité de formation des médecins généralistes pour la prescription d’aides auditives. »
 
Cette instruction de la direction de la sécurité sociale (DSS) reporte donc à nouveau le droit de primo-prescription des médecins généralistes jusqu’au 31 mars 2021. Une fois cette date passée, seuls les ORL et les médecins généralistes ayant un parcours de développement professionnel continu en Otologie médicale, seront autorisés à prescrire des aides auditives lors de la prescription du premier appareillage, pour les adultes ou les enfants de plus de 6 ans. Les généralistes pourront malgré tout continuer à prescrire les renouvellements sans changement particulier.

Les déserts médicaux, ainsi que les temps d'attente pour obtenir un rendez-vous chez un ORL justifie la poursuite de l'autorisation de primo-prescription pour les médecins généralistes. 

Lucile Perreau