Le gouvernement veut plus d'échanges entre les différentes formations de santé

Formations


Ce décret découle de l'article 39 de la loi n° 2013-660 du 22 juillet 2013 relative à l'enseignement supérieur et à la recherche.

Plus de collaboration entre les différentes formations médicales et paramédicales, dont les audioprothésises : c'est l'objectif d'un décret paru au Journal officiel le 13 mai dernier. Ce dernier, signé du premier ministre, ainsi que du ministre de la santé et de celui de la recherche, expose les conditions relatives à une expérimentation allant dans ce sens.

À compter de la rentrée universitaire 2020, et ce pour une durée de six ans, les universités comportant une unité de formation et de recherche de médecine, de pharmacie, d'odontologie pourront, dans les conditions prévues par le décret, proposer une formation transversale entre différentes disciplines de la santé.
Ces dernières devront permettre aux étudiants de travailler au sein d'équipes pluridisciplinaires, regroupant plusieurs métiers de la santé.

Le texte prévoit que les universités pourront s'associer par voie de convention, avec d'autres universités ainsi qu'avec des établissements délivrant des formations médicales et paramédicales.
 
Les universités souhaitant mettre en place une expérimentation doivent adresser un dossier aux ministres chargés de l’enseignement supérieur et à celui de la santé. Il doit comporter un exposé du projet d’expérimentation, avec les diverses formations liées.
Après autorisation, chaque université et établissement devra informer les étudiants avant le début de chaque rentrée universitaire, des conditions de mise en œuvre de l'expérimentation sur leur site internet ainsi que sur la plateforme Parcoursup.
Chaque expérimentation devra également être signalée aux agences régionales de santé et aux conseils régionaux.
Les expérimentations s’achèveront à la fin de l’année universitaire 2025-2026, quelle que soit l’année universitaire à laquelle elle aura débuté.
 
Une évalution aura lieu au premier semestre 2026, pour envisager une généralisation d'une ou plusieurs expérimentations.
 
Source : legifrance.gouv.fr

Lucile Perreau