Des inquiétudes pour les indemnités compensatoires pour les orthophonistes indépendants

inquietudes des orthophonistes


les signataires du communiqué

Certains syndicats des métiers de la rééducation, notamment la Fédération Nationale des Orthophonistes, s'inquiètent pour savoir si les acteurs de santé ayant pris la décision civique de fermer leur cabinet seront bien indemnisés au même titre que tous les autres indépendants.

 

Dans un communiqué, les dix représentants des professions de rééducation que sont les Diététiciens-nutritionnistes, Ergothérapeutes, Masseurs-Kinésithérapeutes, Orthophonistes, Orthoptistes, Pédicures-Podologues, Psychomotriciens, s'inquiètent de ne pas avoir aujourd'hui de garanties.
Ils soulignent avoir noté les engagements du Président de la République le 17 mars et du Ministre de l’Économie le 18 mars, mais ils précisent n'avoir "à ce jour aucune garantie ni engagement écrit confirmant que les rééducateurs exerçant en libéral seront bien concernés par ces mesures ni sur les modalités d’application". C’est pourquoi, leurs organisations professionnelles représentatives travaillent de concert pour s’assurer que les professionnels seront bel et bien concernés par cette mesure et qu’elle pourra s’adapter autant que possible à la diversité des situations. "Nous restons donc particulièrement vigilants, et continuons collectivement d’œuvrer pour que ces droits nous soient bien octroyés et afin que les professionnels concernés obtiennent les garanties indispensables à la pérennité financière de leur cabinet malgré les fermetures pour pouvoir continuer à prodiguer les soins indispensables à la population", souligne un communiqué diffusé par les associations, fédérations et syndicat représentants ces différentes professions.

Rappelons qu'un versement de 1500€ est prévu sur la base d’un calcul mensuel, pour les professionnels attestant d’une baisse d’au moins 70% de leur activité.

Selon l'Unsaf (Syndicat national des audioprothésistes), les audioprothésistes ne devraient pas rencontrer de problèmes car ils fonctionnent presque tous en société, et non en honoraires.

Nathalie Bloch-Sitbon