Jérémie Boroy, sourd de naissance, sera Président du Comité National Consultatif des Personnes Handicapées en 2020

NOMINATION


Jérémie Boroy, futur président du CNCPH

Jérémie Boroy, qui a notamment présidé l’Unisda, Union d’associations nationales de personnes sourdes ou malentendantes et de leurs familles, a été annoncé par Sophie Cluzel, Secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre chargée des personnes handicapées, comme le futur Président du Comité National Consultatif des Personnes Handicapées.

Il devrait prendre ses fonctions le 22 janvier prochain à la suite de Dominique Gillot.

Sourd de naissance, Jérémie Boroy sera le premier président du CNCPH en situation de handicap.

Agé de 43 ans, diplômé de l’Institut d’Études Politiques de Paris, Jérémie Boroy a été assistant parlementaire pendant 9 ans à l’Assemblée nationale avant de rejoindre l’entreprise SFR dont il a coordonné la politique diversité. Il a par ailleurs été conseiller auprès de Marie-Arlette Carlotti, lorsqu’elle était ministre déléguée chargée des Personnes handicapées, puis de Ségolène Neuville, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées.

Il a également créé son entreprise, Les ateliers de l’accessibilité (Talkin’), pour accompagner les organisations dans leur démarche d’accessibilité et leur permettre de communiquer auprès de tous les publics, quels que soient leurs éventuels handicaps. Il est membre du Conseil national du numérique depuis mai 2018. sourd de naissance, Jérémie Boroy est un militant et un entrepreneur de l’accessibilité. Il a oeuvré dans de nombreuses associations, dont l’Unisda dont il a été le président.

« La nomination de Jérémie Boroy à la tête du CNCPH, c’est tout à la fois le choix de la compétence et celui de l’exemplarité, car c’est la première fois qu’une personne elle-même handicapée préside l’instance consultative nationale », a souligné Sophie Cluzel. « Cette décision s’inscrit dans la droite ligne de l’ambition du Gouvernement de donner le pouvoir d’agir aux personnes qui sont en situation de handicap, pour qu’elles puissent être actrices des décisions qui les concernent et nous faire profiter de toute l’expertise et l’expérience de vie qui est la leur ».

 

Nathalie Bloch-Sitbon