Premier bilan du Centre relais téléphonique à destination des personnes sourdes et malentendantes

Technologie


Le centre fonctionne avec l'application Rogervoice

Près de 100.000 appels ont été passés en un an par des personnes sourdes ou malentendantes à travers les services du Centre relais téléphonique à destination des personnes sourdes et malentendantes, sourdaveugles et aphasiques.

La Fédération Française des Télécoms a dressé le premier bilan du Centre relais téléphonique à destination des personnes sourdes et malentendantes, sourdaveugles et aphasiques, mis en place par les opérateurs de la Fédération Française des Télécoms le 8 octobre 2018.

Ce service est à l’initiative de cinq opérateurs télécoms : Bouygues Telecom, Euro-Information Telecom, La Poste Mobile, Orange et SFR. A travers une application, il permet aux personnes sourdes et malentendantes de bénéficier d’une heure gratuite par mois de communications en langue des signes française (LSF), en langage parlé complété (LPC) ou en sous-titrage. Il est géré par la start-up française Rogervoice à la demande des opérateurs télécoms. Cette start-up utilise notamment des technologies d’intelligence artificielle afin d’optimiser et de fluidifier les échanges. Au lieu d'utiliser des SMS pour communiquer, les utilisateurs peuvent utiliser le service voix. Les interlocuteurs sont informés de l'appel à travers une présentation de ce type : "Bonjour, vous êtes en relation avec un interprète de la plate-forme RogerVoice, car une personne sourde cherche à vous joindre. Je vais traduire vos échanges".

Selon le bilan établi par la Fédération Française des Télécom, près de 100.000 appels ont été passés en un an: 12.428 appels sous titrés, 83 701 en langue des signes française (LSF) et 994 en langage parlé complété (LPC).

Les opérateurs et la Fédération se sont engagés en faveur de la mise en place d’une stratégie en matière d’emploi, notamment pour répondre aux besoins de recrutement des interprètes en LSF.

L’objectif est de pouvoir ouvrir le service trois heures par mois au lieu d’une heure à partir d’octobre 2021.
Nathalie Bloch-Sitbon