Le déficit du régime général de la Sécurité sociale en baisse en 2012

Dépenses sociales

Audio infos
Audiology infos

Paris, le 9 avril – Le déficit de la Sécurité sociale a baissé en 2012. Le solde du régime général de la Sécu s’établit à - 3,3 Mds d’euros pour l’année 2012, contre -17,4 Mds d’euros en 2011 est-il détaillé dans un communiqué de presse émanant conjointement du ministère des Affaires sociales et de la Santé et du ministère de l’Économie et des Finances. En dépit d’une dégradation du contexte économique, le déficit du régime général pour 2012 se réduit ainsi de 4,1 Mds d’euros par rapport à 2011, et s’établit au niveau prévu dans la dernière Loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS).

« C’est le résultat des efforts engagés par le Gouvernement pour redresser les comptes sociaux », commentent Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la santé, et Bernard Cazeneuve, fraîchement nommé ministre du Budget

Les déficits des branches maladie et vieillesse sont en forte réduction (respectivement 5,9 Mds d’euros contre 8,6 en 2011 et 4,8 Mds d’euros contre 6 en 2011).

« L’amélioration de la situation de la branche maladie traduit notamment une meilleure maîtrise des dépenses d’assurance maladie, l’exécution de l’ONDAM 2012 (objectif national des dépenses d'assurance maladie, Ndlr) étant inférieure de 0,9 milliard d’euros à l’objectif initial voté en LFSS. La branche vieillesse bénéficie pour sa part d’une moindre progression de ses dépenses et des transferts du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) au titre de la prise en charge des cotisations retraite des chômeurs par le FSV. Corrélativement, la situation du FSV se dégrade de 0,7 Md d’euros entre 2011 et 2012 », précise le communiqué.

Quant aux soldes des branches famille et accidents du travail, elles se stabilisent respectivement à -2,5 Mds d’euros et à - 0,2 Md d’euros. Ce résultat reprend les comptes arrêtés par les caisses au 31 mars, transmis à la Cour des Comptes dans le cadre du processus annuel de certification. Les ministres avertissent toutefois qu’il ne s’agit pas des chiffres définitifs. Pour connaître ces derniers, il faudra attendre l’approbation du Parlement et les éventuels ajustements demandés par la Cour.

 

La rédaction