La JNA veut « inventer la discothèque du XXIe siècle »

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Crédit photo : © David Collin, audioprothésiste, teste le volume sonore dans un club. © JNA
Jean Stanko dans le bus éducatif, devant les journalistes et élus locaux. © JNA
Céline Faurie-Gauthier, conseillère prévention santé de la Ville de Lyon teste le port de bouchons de protection auditive en mousse, Quies. © JNA

Comment sensibiliser les clubbers aux problèmes d’audition ? C’est à cette question qu’ont tenté de répondre l’association JNA, en partenariat l’École des DJ UCPA et le site lesoreilles.com, en organisant l’opération intitulée « Monter l’ambiance... Baisser le son ». Celle-ci s’est tenue à Lyon au cours de la nuit du 4 au 5 juillet 2013. Son but était également d’étudier les différentes pistes pouvant être mises en place pour protéger l’audition des personnes en milieu festif.

Les organisateurs avaient choisi, avec l’UMIH (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie) et les représentants de la ville de Lyon, cinq établissements tests, où diverses mesures ont été testées. Toutes avaient un même objectif : protéger l’audition des clubbers. Ainsi, ces derniers pouvaient s’isoler quelques minutes dans des aires de pause auditive, des bouchons d’oreille étaient mis à leur disposition et, toutes les deux heures, le son de la musique était réduit pendant 15 minutes.

Dans le même temps, des étudiants sensibilisaient le public tandis qu’une plateforme téléphonique de France Acouphènes (0820 222 213) était mise à disposition des clients ressentant des gênes auditives et souhaitant obtenir des réponses concernant celles-ci. Enfin, dans chacun des établissements, des audioprothésistes de l’enseigne Audition Conseil réalisaient des contrôles de l’audition afin de recueillir des données et le ressenti des clients.

Un bus éducatif, dans lequel étaient réunis journalistes et élus de la ville de Lyon, a également permis à Jean Stanko, président de la JNA et Jean-Louis Horvilleur, du site lesoreilles.com, d’informer ces derniers sur le fonctionnement de l’oreille et l’impact de la gestion sonore sur l’audition. L’occasion de préciser par exemple qu’un niveau sonore de 105 dB est supérieur à ce que peut tolérer l’appareil auditif. « L’oreille n’a pas de clapets pour se protéger lorsque le son devient toxique et le réflexe stapédien à ses limites ! », a ainsi rappelé Jean Stanko.

Pourtant, 105 dB est justement le niveau sonore à partir duquel les clubbers ont la sensation de vivre leurs soirées plus intensément, explique le communiqué de presse. L’objectif de cette opération est de modifier ces pratiques, « d’accompagner ce changement et d’inventer la discothèque du XXIe siècle ».

Les résultats de cette expérience seront dévoilés mi-septembre. Cette expérience sera reproduite à Strasbourg au cours du mois de septembre également et dans d’autres villes de France avant la fin de l’année 2013.

Source : JNA

B.S.